Wallonie Luxembourg

La Wallonie sort gagnante de la réunion belgo-luxembourgeois de "Gäichel XI"

Réunis le 31 août dernier à Gäichel (Luxembourg), les gouvernements belge et luxembourgeois représentés par les Premiers ministres Xavier Bettel et Alexander De Croo ont entre autres abordé les questions de péréquation fiscale et de télétravail. Les communes belges y ont décroché une hausse de 40 % de la manne grand-ducale.

Gaïchel

Avec une hausse à 48 millions d’euros du « fonds des frontaliers » et une majoration de 10 jours du télétravail, la moisson wallonne suite à la 11ème réunion conjointe des gouvernements belge et luxembourgeois, le 31 août 2021à  Gäichel (Luxembourg), s’avère fructueuse.

Depuis 2002, un système de compensation financière est pratiqué entre la Belgique et le Luxembourg dans le cadre de l'Union économique belgo-luxembourgeoise (UEBL).  Ce « fonds des frontaliers », unique en son genre en Europe, est alimenté par les accises prélevées au Luxembourg sur certains produits (alcools, carburants, tabacs) dont une partie du produit est ensuite redistribuée aux communes wallonnes selon le nombre de travailleurs frontaliers qui y résident. Les communes françaises du nord-lorrain demandent en vain une compensation de ce type depuis plusieurs années.

Rendez-vous dans dix ans

Aux termes de l’accord du 31 août 2021, cette manne luxembourgeoise passera, dès janvier 2022, de 34 à 48 millions d’euros. Somme qui sera augmentée de 5 % chaque année, soit un bonus de 2,4 millions. Les deux pays voisins se sont donné rendez-vous en 2031 pour réévaluer le système de compensation.  La commune d’Arlon a ainsi perçu en mars 2021 près de 7,5 millions d’euros, celle de Messancy, 2,5 millions et celle d’Attert, 1,9 million.

Josy Arens

Josy Arens, maire Messancy chrétien-démocrate de Messancy (6.000 habitants). © DR

 « Je suis globalement satisfait de cet accord, d’autant que la clé de répartition actuelle entre les communes wallonnes ne bougera pas. Mais j’attends de voir les textes définitifs pour m’exprimer plus largement et surtout voir comment la Région wallonne va réagir suite à ce nouvel accord avec le Luxembourg »

Télétravail à la carte

Sur le télétravail, les gouvernements belge et luxembourgeois ont décidé de revoir à la hausse le contingent de jours durant lesquels un salarié frontalier peut travailler à distance sans tomber sous le régime fiscal de son pays de résidence. Limité à 24 jours par an jusqu’à présent par le gouvernement belge, ce quota passera, dès janvier 2022, à 34 jours.

Selon les deux gouvernements, cette flexibilité accrue dans l'organisation du travail devrait "améliorer la qualité de vie des frontaliers et réduire les flux de passagers sur toutes les infrastructures de transport".

A travers des accords bilatéraux, le Luxembourg exerce des traitements « à la carte » avec les travailleurs frontaliers provenant des trois pays voisins. Ainsi les frontaliers domiciliés en France bénéficient actuellement de 29 jours de télétravail, les Allemands de 19 jours et les Belges de 24 jours.

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