Le renard roux, persécuté dans le Grand Est, accepté au Grand-Duché
Les préfets du Grand Est se prononceront bientôt sur l’inscription du renard roux en Espèce susceptible d’occasionner des dégâts, un statut qui permet de le tuer toute l’année. Pourtant, les études scientifiques, et dix ans de retour d’expérience luxembourgeois, démontrent l’inefficacité de la chasse du goupil, voire sa contre-productivité.

Un renard roux (Vulpes vulpes) planté pile-poil sur la frontière franco-luxembourgeoise est vulnérable à double titre : il n’est ni à l’abri d’une balle, ni d’une crise de schizophrénie. Car non chassé depuis 2015 au Grand-Duché, il l’est dans le Grand Est, et même hors saison. Sauf dans une partie du département des Vosges, l’espèce y est en effet partout ailleurs estampillée « Esod » (Espèce susceptible d’occasionner des dégâts) et peut être tuée à tout moment. Son sort pour les trois prochaines années sera tranché prochainement par un arrêté ministériel fixant la liste des espèces dites « nuisibles », sur proposition des préfets, après avis des Commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage. Dans une lettre, le Collectif Renard Grand Est, qui représente près de 70 associations de protection de la nature, demande le retrait du renard de la liste Esod en invoquant une kyrielle d’argument scientifiques.
- Déjà abonné ?
- Se connecter
*Champs obligatoire
» J'ai oublie mon mot de passe ?
» Vous n'avez pas d'identifiant ?
- Accédez à tous les contenus du site en illimité.
- Les newsletters exclusives, éditos et chroniques en avant-première
© Romain Gascon